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L’annulation de la tournée de Bruel affaiblit la présomption d’innocence » pour l’avocat rémois Me Ludot

Me Emmanuel Ludot, avocat de Reims, et l’association Robin des lois déplorent la « vindicte populaire » qui a conduit à l’annulation de la tournée du chanteur, une réaction qui « affaiblirait » la présomption d’innocence.

L’annonce par le chanteur, le 1er septembre 2026, de l’annulation de sa tournée de concert (https://www.lunion.fr/id825435/article/2026-09-01/mis-en-examenpour-violences-sexuelles-patrick-bruel-annonce-annuler-sa-tournee) ts (https://www.lunion.fr/id825435/article/2026-09-01/mis-en-examen-pourviolences-sexuelles-patrick-bruel-annonce-annuler-sa-tournee) (incluant deux dates à Reims en octobre) a été reçue avec soulagement par le milieu militant et féministe. « Pas de scène pour les agresseurs (https://www.lunion.fr/id824389/article/2026-08-27/concerts-de-patrick-bruelmaintenus-reims-un-deni-de-la-societe-tout-entiere) », demandaient les collectifs et associations depuis la mise en examen de Patrick Bruel mi-juin dans quatre dossiers de violences sexuelles. D’autres ont reçu la nouvelle avec déception, comme le médiatique avocat rémois Me Emmanuel Ludot.

Le 25 août, donc avant l’annulation, Me Ludot (https://www.lunion.fr/id779589/article/2026-01-18/george-clooney-agace-unavocat-de-reims-vous-dit-pourquoi) avait interpellé par courrier David Lisnard, président de l’Association des maires de France (AMF) considérant que la présomption d’innocence prévalait sur une « justice parallèle » de « tribunaux populaires ». Dans le courrier l’avocat demande « un rappel indispensable aux élus (qui se sont opposés) à la venue de l’artiste, manifestement par confort électoral ».

Le maire de Reims interpellé par courrier lui aussi

Une seconde lettre a été adressée au maire de Reims, Arnaud Robinet, le 27 août. Me Ludot lui demande de ne « pas suivre cette regrettable politique ». L’édile n’était pas intervenu dans le maintien des dates rémoises, relevant d’une salle et d’une tournée privée, mais avait noté que « s’il s’agissait d’un concert programmé ou financé par la ville de Reims, nous aurions pris la décision de l’annuler ou de le reporter ».

Ce mercredi 2 septembre, Me Ludot explique à L’union que, « prise sous la pression de la vindicte populaire », la décision de ne pas se produire « affaiblit la présomption d’innocence et crée un précédent dangereux ». Mercredi, l’avocat n’avait pas encore reçu de réponse de l’AMF ou du maire de Reims.

Source : L'Union